Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 13:01
Communiqué de la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains

Quand Frédéric LEFEBVRE dénonce les augmentations d’impôts des collectivités socialistes, il ferait mieux de s’abstenir.
 
Il est inacceptable de laisser ce député disqualifier les collectivités locales en les accusant d'augmenter les impôts et les dettes. Ce procédé est honteux : alors que les collectivités territoriales réalisent 73% de l'investissement public, elles ne représentent que 13% des prélèvements obligatoires et 10% de la dette publique quand les déficits de l'État et de la Sécurité sociale n'ont cessé de gonfler depuis le retour de la droite aux responsabilités, pour atteindre de tristes records.
 
Les élus socialistes le savent, si l’Etat payait ses dettes aux collectivités, notamment en compensant réellement les transferts de charge, les collectivités pourraient investir plus en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat
 
En effet, l'État doit 2 milliards d'euros aux départements au titre du RMI, près de 1 milliard d'euros aux régions au titre de la formation professionnelle ; l'APA qui était, lors de sa mise en place en 2001, financée à moitié par l'État est aujourd'hui financée au trois quarts par les départements.
 
De même, l'État demande dorénavant aux régions de financer les lignes ferroviaires à grande vitesse, qui sont pourtant de sa compétence. Or, si l’Etat arrêtait d’appeler constamment les collectivités à financer ses propres compétences et ses propres investissements, les collectivités pourraient investir plus en faveur des entreprises et du développement économique, au profit de la croissance.
 
A cela s’ajoute aujourd’hui la baisse globale des dotations de l’Etat aux collectivités et l’annonce scandaleuse par le Chef de l’Etat de la suppression de la taxe professionnelle sans mesure sérieuse de substitution, alors que cette taxe représente en moyenne pour les collectivités 44% de leurs produits de fiscalité locale !
 
Voilà ce que devrait dire Monsieur Frédéric LEFEBVRE s’il connaissait son sujet et les collectivités territoriales, mais l’intention de l’UMP est de nuire aux collectivités territoriales au moment où celles-ci font preuve de réactivité, de solidarité, d’innovation, autant de qualités qui manquent cruellement au gouvernement et au parti de la majorité en cette période de crise sociale aiguë.
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 17:43
(Communiqué d'Alain VIDALIES,  Secrétaire national au Travail et à l’Emploi et de Pascale GERARD, Secrétaire nationale à la Formation Professionnelle)

La suppression de l'allocation de fin de formation est révélatrice de la rupture entre les discours et les actes du gouvernement. Cette allocation créée par la loi du 17 juillet 2001 permettait aux demandeurs d'emploi de continuer à être indemnisés au-delà de leurs droits à l'assurance chômage jusqu'au terme de la formation prescrite par l'ANPE. Or, l'article 188 de la loi de finance pour 2009 supprime cette allocation et les 150 millions d'euros nécessaires à son financement.

En pleine crise économique, au moment où le chômage explose, cette décision est tout simplement scandaleuse. Les 22 000 demandeurs d'emplois qui bénéficient en moyenne chaque année de cette possibilité d'accéder à une formation se trouvent aujourd'hui privés de cette chance d'accéder à un emploi qualifié. Cette décision est d'autant plus inadmissible que ces formations étaient validées par l'ANPE pour répondre aux besoins de professions en tension notamment la profession d'infirmier.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de revenir en urgence sur cette suppression et au contraire d'abonder les crédits nécessaires pour renforcer les possibilités d'accès à ces formations qualifiantes pour les demandeurs d'emploi.
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 16:29

(communiqué de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains)


La décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la taxe professionnelle dès 2010, dans les conditions énoncées par lui, est une faute économique grave.


Le coût de la suppression de taxe s’élève à plus de 26 milliards d’euros - et non 8 milliards comme l’a annoncé le Président de la République, qui n’a compté que la part que versait l’Etat aux collectivités, en compensation partielle des allègements déjà accordés aux entreprises.


Nicolas Sarkozy s’apprête en fait à supprimer une recette majeure pour les collectivités territoriales : la TP représente 44% des produits de fiscalité locale de l’ensemble des collectivités, plus de 90% des produits de fiscalité locale des groupements à fiscalité propre.


Nicolas Sarkozy n’a assorti cette décision d’aucune mesure susceptible de financer la suppression de cette taxe : il s’en est tenu à évoquer une vague « taxe carbone », sans aucune précision sur les montants escomptés ni sur les modalités de mise en œuvre. Au regard de tels enjeux financiers, on s’étonne de cette improvisation.


Cela ne fait aucun doute : Nicolas Sarkozy veut d’abord faire porter l’effort sur les collectivités territoriales, déjà asphyxiées par des transferts de charges de l’Etat et par la diminution de leurs dotations. Un bel exercice de démocratie : l’Etat décide sans autre préalable de faire payer les collectivités pour des allègements accordés aux entreprises que lui seul décrète !


Nicolas Sarkozy n’épargnera pas non plus les ménages, qui seront immanquablement mis à contribution, dans une période où l’urgence économique et sociale est à la défense de leur pouvoir d’achat.


Quant aux entreprises, destinataires de ce nouveau cadeau, aucune contrepartie ne leur est à priori demandée. Une exonération d’autant plus injuste alors que la TP assure un lien entre les entreprises et les territoires, quand les collectivités sont créatrices de 73% de l’investissement public. Pire, aucun raisonnement économique ne démontre d’impact de la suppression de la TP sur les décisions d’investissements des entreprises, encore moins sur les délocalisations.


Nous sommes favorables à une réforme globale de la fiscalité locale, que nous considérons effectivement comme injuste socialement et inefficace économiquement ; cela intègre des évolutions concernant la taxe professionnelle.


Mais une telle réforme appelle mesure et responsabilité. Nous n’accepterons pas ce type d’improvisation, dangereuse pour le devenir des territoires, de la solidarité et du pouvoir d’achat des Français.

Par ps-cachan - Publié dans : PS Cachan
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /2009 09:06
La pétition "SOS planning familiaux" est en ligne sur http://jesigne.fr/sosplanningfamilial

Voici le texte associé


Oh, les filles, ne laissez pas tuer le combat de vos aînées !


A la crise, Le premier ministre nous répond qu’il ne fera aucun geste, si ce n’est celui de poursuivre les réformes. Au rythme où les choses vont, dans le sens le plus injuste, il y a de quoi avoir la peur au ventre à l’idée d’écouter les infos.


Ce matin, mercredi 26 janvier, à la veille d’une journée de mobilisation qui s’annonce très bien suivie, un geste vient de tomber sur les fils des radios : l’amputation de 43% du budget des plannings familiales.


On se recouche ou on se révolte ? Ou bien on se demande si on n’est pas dans un cauchemar.

Mais non, les réformes continuent, se poursuivent et les citoyens sont saignés à blanc, doucement mais sûrement, jusqu’à la dernière goutte.


Ce matin, j’ai envie de crier Oh, les filles, ne laisser pas tuer le travail de vos aînées ! Et c’est ce qu’on a envie de leur dire aujourd’hui, demain, et tout le temps.


L’idéologie qui se cache derrière chaque réforme se fait claire à présent : la construction d’une société des plus riches et de culpabilité, de sacrifice des plus pauvres, des plus vulnérables.


En amputant le planning familial de ses moyens, c’est sa mort qui est programmée et avec elle, l’errance, la souffrance, la solitude des milliers de jeunes filles, de femmes, de mamans qui fréquentent ces lieux indispensables à leur intimité.


Et les femmes du gouvernement restent silencieuses, donc complices du démantèlement d’une enseigne sociale qui n’a plus rien à prouver de son utilité, de son efficacité et de son rôle auprès des citoyennes.


Madame Amara devrait, quant à elle, encore crier que « c’est dégueulasse », comme elle l’a fait pour les tests ADN. Et cette fois, elle devrait hurler avec nous en souvenir de son engagement à Ni pute, Ni soumise qui prône la liberté, l’égalité, l’émancipation et le respect des filles.


La crise vient en prétexte à des soustractions budgétaires sur des secteurs où au contraire, le cap devrait être maintenu voire renforcé. On sait que les premières victimes de cette crise sont en priorité celles qui ne peuvent se payer une pilule pour éviter une IVG, celles à qui il faut prescrire la pilule du lendemain, celles vers qui la prévention doit être assidue et quotidienne, celles qui nécessitent d’être accompagnées durant leur grossesse, et enfin, surtout, toutes ces filles qui ne peuvent rien dire à leur famille sur leur sexualité, risquent leur vie et mettent en péril leur avenir.


Le gouvernement a décidé de maintenir le cap des réformes prétendument nécessaires, il est plus qu’urgent, de maintenir le cap de la lutte pour une France solidaire, juste et humaine.

Zohra BITAN

Conseillère municipale PS Thiais (94)

28 janvier 2009



Par ps-cachan - Publié dans : Événements
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 22:20

Le chômage a augmenté de 45 000 en décembre, après 46 700 en octobre et 64 000 en novembre. En trois mois, ce sont plus de 150 000 chômeurs qui sont venus gonfler les rangs de l’ANPE. A ce rythme-là, le taux de chômage pourrait franchir la barre des 10% dès 2009.

Il est plus que jamais nécessaire que des mesures soient prises pour endiguer ce tsunami social qui déferle sur notre pays, face auquel Nicolas Sarkozy est gravement défaillant avec son plan de relance sous-dimensionné et inadapté.

Le Président de la République doit entendre les demandes qui se sont exprimées avec force jeudi 29 janvier, pour la relance du pouvoir d’achat qui est la racine de la crise, pour la défense des services publics qui font la force de notre pays.
Le Parti socialiste a fait des propositions ; elles rejoignent celles faites par les organisations syndicales, mais aussi recommandées par de nombreux experts et déjà mises en œuvre dans plusieurs pays européens et bientôt aux Etats-Unis.

Il est urgent d’agir vraiment. Le Parti socialiste demande au Président de réunir sans délai toutes les forces vives du pays pour définir enfin un plan de relance adapté aux graves difficultés que rencontre notre pays.


Communiqué de Martine AUBRY, Première Secrétaire,
et de Alain Vidalies, Secrétaire national à l’emploi

Par ps-cachan
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